Etude statistique réalisée en octobre novembre 2002

 

 

 

1.  Principaux résultats de l’enquête auprès des élèves

 

Objectifs du sondage :

 

- mesurer le potentiel de besoins en lien avec les objectifs du service cyberdevoir. 

- connaître les plages horaires et le temps que les élèves consacrent au travail personnel.

- évaluer leur connaissance et leur pratique de l’outil informatique.

- recueillir les réflexions des élèves : sur leur travail personnel ; sur le projet.

 

 

1.1. Difficultés dans le travail personnel

 

 

(sur un effectif total de 204 élèves)

 

 

(sur un effectif total de 204 élèves, hormis  pour la question sur l’exploitation du manuel scolaire où les 37 élèves de BTS ne disposant pas d’un manuel de mathématiques ont été exclus de la répartition)

 

 

(sur un effectif total de 203 élèves ayant répondu)

 

 

(sur un effectif total de 204 élèves)

 

 

(sur un effectif total de 200 élèves ayant répondu)

 

 

1.2. Temps scolaire

 

 

(sur un effectif total de 199 élèves ayant répondu)

 

 

(sur un effectif total de 187 élèves ayant répondu)

 

 

1.3. Equipement et expérience informatique

 

 

(sur un effectif total de 193 élèves ayant répondu)

 

 

 (sur un effectif total de 189 élèves ayant répondu)

 

 

(sur un effectif total de 194 élèves ayant répondu)

 

 

1.4. Utilisation de l’Internet

 

 

(sur un effectif total de 193 élèves ayant répondu)

 

 

1.5 Potentiel du besoin d’aide en Mathématiques mesuré dans les classes sondées :

 

Objectif : guider le choix d’une section « expérimentale », de préférence en seconde.

 

classe

nombre total d’élèves interrogés

nombre d’élèves éprouvant régulièrement des difficultés en mathématiques

Þ en pourcentage d’élèves de la classe

2GT1

18

11

61 %

2MC1

17

10

59 %

2E1

29

15

52%

1ENE

28

13

46 %

TGEN

11

5

45 %

1AGEL

18

6

33 %

2FC

30

7

23 %

3T

19

4

21 %

 

TS2

13

11

85 %

TS1

24

22

92 %

 

(Le cas des élèves de BTS, bien que très intéressés, a été mis à part car ils ne pouvaient pas constituer une classe « expérimentale » significative, mais leur besoin est à considérer : une forte majorité exprime des difficultés en mathématiques et dénonce l’absence de manuel scolaire)

 

 

2.  Principaux résultats de la consultation des enseignants

 

Modalités de l’enquête réalisée :

 

Le 21 octobre 2002, 114 enseignants du lycée ont été invités à répondre à un questionnaire sommaire destiné à la fois:

 

ü      à mesurer le niveau de l’expérience informatique et de l’équipement personnel des enseignants

ü      à évaluer les besoins généraux dans la pratique habituelle de leur enseignement

ü      à préciser les besoins spécifiques aux Mathématiques et au Français

ü      à informer les enseignants des objectifs du projet et des premières propositions de réalisation

ü      à recueillir les remarques, questions ou suggestions des enseignants

 

Au 19 novembre, seulement 30 réponses ont été recueillies (26,3 % des enseignants sollicités) et aucune « remarque, question ou suggestion » n’est parvenue à l’adresse email prévue à cet effet.

Ce résultat décevant pose la question de la représentativité des données recueillies.

Il est probable que les réticences, au lieu de s’exprimer, se soient réfugiées dans l’abstention.

Il aurait évidemment été plus intéressant et plus rigoureux de présenter un état des lieux exact, basé sur l’ensemble des données réelles.

 

A défaut, voici les résultats statistiques obtenus avec l’échantillon « représentatif » disponible :

 

 

2.1. Equipement et expérience informatique des enseignants du lycée :

 

·         90 % disposent d’un ordinateur à domicile.

 

·         80 % ont un accès Internet à domicile.

 

·         83,3 % sont familiarisés avec l’utilisation du courrier électronique. 

 

·         Concernant l’utilisation de l’outil informatique, il apparaît que 93,3 % sont plutôt bien disposés :

30 % se disent intéressés bien que leur expérience soit limitée.

43,3 % ont une assez bonne expérience dans l’utilisation de logiciels.

20 % ont une bonne connaissance de l’outil informatique dans son ensemble.

 

Les 6,7 % restants n’utilisent l’informatique que par obligation et se disent plutôt réticents.

 

 

2.2. Essai d’évaluation des besoins dans la pratique enseignante :

 

Une liste de « problèmes » bien connus dans la pratique enseignante actuelle (liés à l’importance des effectifs et au nombre croissant d’élèves en difficulté) a été soumise aux enseignants pour qu’ils en évaluent la fréquence dans leur propre pratique. Cette liste est arbitraire et non exhaustive (l’établissement d’une liste plus complète ou plus adaptée aurait nécessité un sondage préalable avec une question ouverte) et le choix des problèmes évoqués a été volontairement basé sur leur possible remédiation par l’assistance d’un « Cyberprof ». Dans cette optique, les « problèmes » à retenir comme expression d’un « besoin » à considérer dans le cadre du projet Cyberdevoir sont ceux pour lesquels les enseignants ont répondu « assez souvent » ou « très souvent ».

Voici le classement que nous obtenons en rangeant les problèmes par ordre décroissant des pourcentages cumulés des deux réponses favorables :

 

 

très souvent

assez souvent

total

favorable

1.      Des carences dans les pré-requis des élèves rendent difficile la progression normale du cours.

40 %

46,7 %

86,7 %

2.      Bon nombre d’élèves renoncent facilement devant la difficulté ou ne vont pas jusqu’au bout du travail demandé.

36,7 %

46,7 %

83,3 %

3.     Vous êtes obligés de recourir à des évaluations intermédiaires fréquentes pour obtenir un travail régulier des élèves.

40 %

40 %

80 %

4.      Vous déplorez de ne pas pouvoir prendre en charge certains élèves de façon individualisée.

30 %

43,3 %

73,3 %

5.      Vous manquez de temps pour traiter la quantité d’exercices d’entraînement que vous souhaiteriez en classe.

33,3 %

40 %

73,3 %

6.      Un certain nombre d’élèves sont toujours inhibés devant le groupe classe.

30 %

33,3 %

63,3 %

7.      Bon nombre d’élèves ne font pas part en classe de leur besoin d’explications supplémentaires.

13,3 %

46,7 %

60 %

8.      Vous déplorez un manque de participation active ou de curiosité de la part des élèves.

23,3 %

33,3 %

56,7 %

 

 

 

2.3. Besoins spécifiques aux Mathématiques et au Français :

 

A la question ouverte sur les savoirs et savoir-faire mathématiques pour lesquels des reprises ou des remises à niveau seraient souhaitables, 3 enseignants se sont exprimés:

 

Mathématiques

En début de seconde:
Les élèves ne connaissent pas et ne savent pas calculer des racines carrées et des puissances.
Pour une majorité, c'est le programme de 3è qui n'est pas acquis

Modifier une expression: la développer ; la réduire, selon l'objectif poursuivi
Reconnaître différentes écritures d'une même expression
Reconnaître la forme d'une expression algébrique

Identités remarquables ; factorisation ; calcul littéral
Vecteurs

 

A la question ouverte sur les difficultés et les carences les plus fréquentes en Français, 2 enseignants se sont exprimés :

 

Français

Problèmes d'orthographe et de construction de phrases

Précision du vocabulaire (remplacer terme vague ou "passe-partout" par terme adéquat)
Faire des phrases simples (éviter les phrases complexes incompréhensibles)
Organiser ses idées pour faire montre d'un raisonnement cohérent

 

Commentaire :

 

Les réponses des 3 professeurs de Math, principalement inspirées par les besoins du moment (progression du premier trimestre), font entrevoir la forme que pourrait revêtir la liaison prof®cyberprof par l’intermédiaire de la messagerie (signaler au cyberprof, au fur et à mesure des besoins, des notions particulières à reprendre, des recommandations à renouveler, … ; lui indiquer, en prévision de pré-requis nécessaires, l’opportunité de publier un résumé des connaissances ou des modèles d’exercices utiles au travail personnel des élèves ; …).

Si les enseignants encouragent ensuite leurs élèves à consulter les ressources disponibles sur la rubrique publique cyberdevoir ou à interroger confidentiellement le cyberprof sur la messagerie, les élèves pourraient développer une certaine curiosité intellectuelle et une certaine autonomie dans le travail, propices à stimuler leur réflexion personnelle.

 

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