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1. Un service
d’aide individualisée assuré par un « cyberprof »
Cette idée a naturellement engendré
celle de « cyberprof »… 1.1. L’idée de base du service d’aide « cyberdevoir » (mon approche du projet) Le dispositif est basé sur l’idée
d’une relation entre enseignant, élève et cyberprof qui soit de nature à
compléter et à consolider le dispositif traditionnel. Le schéma ci-dessous
traduit cette complémentarité entre le travail pédagogique propre à
l’enseignant et l’assistance du cyberprof :
savoirs, méthodes, recommandations,
approches personnalisées,…
acquisitions, non acquisitions,
questions, besoins,… Le système éducatif actuel
laisse peu d’espace pour l’expression des « retours »
de l’élève (effectifs importants ; échec scolaire croissant ;
diminution du nombre d’heures de cours, notamment en mathématiques…). C’est
d’ailleurs un problème pour l’enseignant : pour mesurer vraiment
l’impact de sa pédagogie, il ne dispose que des résultats ponctuels des
contrôles auxquels il soumet régulièrement ses élèves. En tant qu’enseignante
de mathématiques, je me suis vue tester de plus en plus fréquemment les
élèves par des « évaluations intermédiaires » de 10 minutes afin
d’éviter de constater les défaillances uniquement au contrôle qui ponctue
chaque séquence d’enseignement. Ceci a souvent fait de moi une
prof stressée par le calendrier car « temps des tests en classe +
temps des corrections en classe + temps des reprises pédagogiques avérées
nécessaires = beaucoup de retard pris dans la progression ! ». Dans un éditorial intitulé
« Courriels dans l'éducation », Serge Pouts-Lajus fait justement remarquer : « […] On
oppose souvent l'enseignement à distance et l'enseignement scolaire
traditionnel pour lequel il a fallu créer l'adjectif présentiel. On pourrait
penser : l'échange par Internet entre professeur et élève est utile pour
l'enseignement à distance mais il ne l'est pas pour l'enseignement
présentiel. Ce serait oublier qu'aucune forme d'enseignement n'est
intégralement présentielle. Dans l'enseignement secondaire, élèves et
professeurs ne se rencontrent qu'à l'occasion des cours : entre 1 et 5 heures
par semaine suivant les disciplines. En dehors de ces courtes périodes, qui
ne sont d'ailleurs guère favorables à l'échange individualisé, l'élève et le
professeur n'ont pas de possibilité simple de communiquer entre eux.
[…] » Dans ce contexte, ma conception
du fonctionnement d’un service d’aide aux devoirs assuré par un enseignant à
distance (« cyberprof ») ne pouvait s’orienter que vers un service
incluant un lien avec l’enseignant présent devant les élèves, selon le schéma
présenté plus haut. L’intérêt du dispositif proposé,
visualisable par les flèches sur le schéma, est de favoriser un meilleur
« retour » du travail pédagogique dispensé en classe. Concrètement : : le
« cyberprof » peut prendre le relais
de l’enseignant entre les cours, le soir et même pendant les vacances
scolaires pour répondre aux besoins des élèves. Ce prolongement du travail de l’enseignant en dehors des
cours devrait conduire à améliorer la performance des élèves. : la prise en charge
par le cyberprof d’une partie du travail de soutien ou de consolidation
permet de libérer du temps en classe pour améliorer la qualité
des cours sans retarder la progression. : la publication sur
le site des questions formulées par les élèves fournit un observatoire utile à la recherche
pédagogique des enseignants ainsi qu’une ressource immédiatement disponible
pour les élèves (Foire Aux Questions). Première présentation
du projet aux enseignants Etude
statistique réalisée en octobre novembre 2002 1.2. Les conditions de fonctionnement du service
« cyberdevoir » L’adhésion des enseignants des disciplines
concernées est importante pour un fonctionnement crédible du service : ü Avec l’aval de leurs
enseignants, les élèves auront la garantie d’une cohérence et pourront avoir
recours au « cyberprof » avec plus de confiance. Si un lien est
possible avec le travail fait en classe, l’aide apportée pourra être adaptée
à l’approche choisie par l’enseignant direct. ü On peut comparer
l’intervention du « cyberprof » au rôle joué par le « prof de
soutien » dans les divers dispositifs d’aide en Mathématiques mis en
place dans les Collèges pour les élèves de 6ème: les interventions du
« prof de soutien », en demi groupes de travaux dirigés ou en
petits groupes d’élèves en difficultés, sont naturellement reliées à la
progression des élèves grâce à une concertation régulière avec l’enseignant
de la classe. ü La coordination
entre « prof » et « cyberprof » doit être la plus
efficace et la plus simple possible afin d’apporter une aide aux enseignants
et aux élèves sans leur créer de travail supplémentaire. L’objectif, à terme,
est de faire gagner du temps aux élèves et aux enseignants. ü Le
« cyberprof » doit être admis par les enseignants comme un assistant à
distance, tout comme un « prof de soutien » est admis
dans l’équipe pédagogique lorsqu’il travaille sur place. L’important est que la communication
soit possible afin que le cyberprof ne soit pas coupé du Lycée et des
objectifs des équipes pédagogiques. Informations
et propositions communiquées aux enseignants |